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Sur le Lot

Sur le Lot au temps de la navigation

au temps de la navigation

Dossier n° 4 du Service éducatif des Archives départementales du Lot par Etienne Baux, 1984. 115 p.

Ce dossier, comme les précédents, est destiné aux divers niveaux de l’Enseignement, ainsi qu’au grand public. Statistiques, plans, descriptions, récits, permettent d’illustrer et de mieux connaître un des épisodes les plus suggestifs de notre histoire quercynoise, dont les vestiges peuplent encore nos paysages.

A la suite d’une présentation des enjeux de la navigation sur le Lot, le dossier est organisé autour de cinq parties, suivies d’une bibliographie :
- Des efforts séculaires pour rendre la rivière navigable
- Un fleuve dompté. L’aménagement ultime du Lot au XIXe siècle
- La flotte du Lot. L’évolution de la batellerie
- Le trafic. Les cales de commerce. L’apogée du trafic, le déclin
- Les gens de la rivière.

On sait, en économie ancienne, le rôle capital de la voie d’eau. Les transports de masse ne pouvaient s’effectuer que par elle. Ses avantages étaient évidents : des charges plus lourdes transportées à moindre peine et à moindre coût, au fil de l’eau pour la descente, au halage pour la remontée. Par là, jusqu’au chemin de fer, la suprématie des « chemins qui marchent » – comme on disait au Grand Siècle – s’est toujours affirmée. Quant au chemin de terre, malaisé, laissé aux « pieds poudreux », aux animaux de bât ou de trait, il n’était que l’auxiliaire, le desservant de la voie batelière.
Créatrice de richesse, la voie d’eau garantissait les débouchés aux marchandises, elle fit naître nombre d’agglomérations marchandes riches en hommes et en monnaie. Elle était par ailleurs providentielle en cas de famine, car elle seule s’avérait capable d’amener les grains nécessaires.
Pour acquérir tous ces bienfaits, encore fallait-il que la pente, le régime offrent aux usagers une utilisation commode, la plus régulière possible et à faible péril. Ce sera le fruit d’une véritable conquête. Le Lot, longue et belle rivière, d’utilisation immémoriale, devint par la somme de patients et coûteux aménagements une des plus actives « rivières portantes » du royaume.
Les aménagements furent exécutés, complétés et repris à trois moments :
- XIIIe siècle. De là datent les premiers travaux connus : dérochements, chaussées « à pierre perdue »… Le Lot restait encore à dompter.
- XVIIe siècle. Colbert reprit le projet avec énergie et vigueur. Grâce à lui, le Lot devint un axe économique de premier plan entre les deux généralités de Guyenne. Cependant, digues et écluses assez mal calculées, ne purent vaincre la « nature fâcheuse » de la rivière.
- XIXe siècle. Ce n’est que sous Louis Philippe que les moyens et la volonté du développement reprirent. A l’ouverture de « l’âge de fer », la création du premier foyer métallurgique de l’Aquitaine, en Aveyron, inspira le nouveau programme qui devait faire du Lot une voie irréprochable entre le bassin de Decazeville et le pays de Garonne. Mais c’était sans compter avec l’arrivée du chemin de fer … Pour la première fois, un moyen de transport alliait la puissance à la vitesse, et son atout décisif, la régularité, ne pouvait être acquis sur l’eau. La navigation, ravalée au second plan, sera désormais considérée comme appartenant à une époque révolue.
A chaque ouverture de ligne ferroviaire, ce fut sur le Lot une nouvelle perte en tonnage, jusqu’à ce que la rivière, qui n’avait jamais été aussi praticable, n’assure qu’une mince desserte locale, de sable et de bois pour l’essentiel. A l’heure du déclassement officiel en 1926, celle-ci n’existait même plus.
A cette date, depuis plusieurs décades, avait disparu une société originale, celle des « gens de la rivière ».  C’est à la découverte de cette société singulière que nous vous invitons.

Dossier consultable en salle de recherches

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