Négoces internationaux et traite atlantique au 18e siècle
L'économie d'une plantation aux Antilles
Pistes d'exploitation pédagogique
Public(s) cible(s) | Collèges : classes de 4e | |
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Discipline(s) et thème(s) en lien avec les programmes scolaires | Histoire | Le 18e siècle. Expansions, Lumières et révolutions : bourgeoisies marchandes, négoces internationaux, traite atlantique et esclavage au 18ème siècle |
Mathématiques | Thème B : organisation et gestion de données | |
Parcours possibles | EAC | Histoire et mémoire (notamment dans le cadre de la Journée nationale de la mémoire de la traite, de l'esclavage et leur abolition le 10 mai) |
Citoyenneté et valeurs de la République | Agir contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations liées à l'origine | |
Objectifs pédagogiques |
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Autres possibilités de mise en œuvre | Exploitation dans le cadre du concours national "La Flamme de l'égalité" | |
Contexte et repères historiques |
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Présentation du dossier | À partir d'une sélection de documents du 18e siècle originaux et remarquables issus d'un fonds d'archives d'une famille du Quercy alliée à une famille de l'île de Sainte-Lucie, dans les Antilles, le dossier permet d'illustrer de manière concrète et d'approfondir à partir d'un cas précis les réalités de la colonisation, de l'esclavage et du commerce qui se met en place de part et d'autre de l'Atlantique. | |
Documents d'archives utilisés |
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Les archives d'une famille bourgeoise du Quercy à la Martinique
Les documents de ce dossier ont été découverts par Jean Lartigaut dans les papiers de Labastidette faisant partie du fonds de Valon déposé aux Archives départementales du Lot : 18 J. Ce sont les archives de la famille Traversier, originaire du Quercy, alliée à une famille créole de la Martinique.
Jean-Jacques Traversier, originaire du village du Cluzel, paroisse de Pontcirq, émigre aux Antilles, il devient marchand de produits tropicaux. Par le contrat de mariage du 6 juin 1736, nous apprenons qu’il épouse Marie-Thérèse Philippe, fille du sieur Barthélémy Philippe, propriétaire d’une plantation au quartier de Sainte-Luce, à la Martinique. La famille Philippe fut l’une des premières à repeupler l’île Sainte-Lucie lorsque celle-ci fut rendue à la France en 1763.
Le dossier nous renseigne sur les activités économiques aux Antilles des sieurs Philippe, père, puis fils, et sur les relations qu’ils entretiennent avec les parents et partenaires commerciaux en France.
Les documents sélectionnés illustrent l’économie d'une plantation, les frais et étapes de transport du sucre et du café. L’inventaire après décès de 1797 décrit les ustensiles, le peu de mobilier contenus dans la salle de la maison principale et la cuisine, les matières premières, les outils et machines de la case à coton et de la sucrerie ; la liste des esclaves appartenant au domaine et les bâtiments qui le composent ; pour finir, les dettes passives.
Références bibliographiques de base
Les ouvrages et périodiques dont les cotes sont indiquées entre crochets sont disponibles aux Archives départementales du Lot.
LARTIGAUT Jean, « Une famille bourgeoise du Quercy et les Antilles au XVIIIe siècle », Bulletin de la Société des études du Lot, tome 91, 2e fascicule de 1970, p. 57-67. [3 PER 37/91]
PÉTRÉ-GRENOUILLEAU Olivier, Les négoces maritimes français XVIIe-XXe siècles, Paris, Belin-Sup, 1997.
PÉTRÉ-GRENOUILLEAU, « Et la France devint une puissance négrière », L'Histoire n° 353, mai 2010, p. 44-51. [3 PER 176/353]
Quelques-uns des documents utilisés dans le dossier
► Le dossier enseignant
► Les reproductions d'archives
► Les transcriptions