Les terroirs du Lot au temps du Consulat : les « plans consulaires »

La levée des plans par masses de cultures

Ces plans sont connus sous la dénomination de

  • « plans du Consulat », époque de leur réalisation,

  • ou « cadastre par masses de cultures », leur destination d’origine.

Ils présentent un réel intérêt à plus d’un titre :

tant par leur qualité artistique qui leur confère un grand attrait,

que par les enseignements que leur examen procure à l’histoire et à la géographie.


L'origine des plans

Il existait bien sous l’Ancien Régime, en particulier en Languedoc et en Haute-Guyenne [Quercy/Rouergue], des cadastres remontant aux 17e et 18e siècles, mais l’entreprise n’avait jamais été systématiquement menée à bien. Pourtant, dès la fin du 18e, la nécessité d’un cadastre était très généralement ressentie. Babeuf [1761-1797], ancien commissaire à terrier [autrement dit, spécialiste du droit féodal chargé de la rénovation des terriers], dès 1789, réclamait des pouvoirs publics la mise en chantier d’une telle entreprise.

La réforme de l’impôt fut une des raisons d’être de la Révolution demandée par maints cahiers de doléances de 1789. La Constituante devait mettre en œuvre cette réforme. Selon les théories en vigueur à cette époque et dont les tenants étaient les physiocrates, seule la terre était véritablement source de revenus. Aussi la réforme de l’imposition devait-elle privilégier la contribution foncière comme source essentielle de contributions directes.  Ce principe posé, il restait à établir les documents destinés à en fonder la perception. On se contenta dans un premier temps d’états de sections et de matrices. La levée des plans souhaités se heurtait en effet à deux obstacles majeurs : le délai de réalisation et le coût d’une entreprise de cette ampleur, dans un contexte de refonte générale, par ailleurs, de toutes les administrations. L’absence d’un système de mesures capables d’assurer l’uniformité du travail à l’échelle nationale. Aussi la Constituante, puis la Convention s’en tirent-elles, malgré des déclarations d’intention et des tentatives limitées ou éphémères, à l’établissement d’états de sections et de matrices de rôle établies par les autorités locales, essentiellement fondées sur les déclarations des contribuables et contrôlés, là où ils existaient, par les terriers et compoix d’Ancien Régime.

Mais le système ne donnait que peu de satisfaction et le grand principe d’équité dans la répartition de la contribution entre départements, entre communes, entre contribuables qui avait présidé à la réforme de l’imposition aux débuts de la Révolution n’était guère réalisé en pratique. Témoin, le nombre de demandes en dégrèvement, les réclamations et plaintes qui abondent tout au long de la période révolutionnaire.  

Le Directoire devait se pencher à son tour sur le problème et tenter quelques améliorations en créant, dans chaque département, une « agence des contributions directes ».

Il fut encore projeté en 1801 une refonte générale des matrices de rôle pour tenter de remédier aux inégalités de répartition de la contribution foncière, mais comme le note en 1811 l’auteur du Recueil méthodique des lois, décrets, règlements, instructions et décisions sur le cadastre de la France, ce cadastre reposait sur le système tant de fois proposé et toujours reconnu impraticable d’obtenir des propriétaires la déclaration exacte de leurs revenus. Il revenait alors au Consulat de décider une mesure qui devait tracer une voie dont on ne s’est plus écarté : la réalisation de l’arpentage et la mise en œuvre d’un plan cadastral systématique pour toutes les communes. L’adoption, en août 1793, du système métrique rendait désormais possible l’entreprise.

La réalisation du cadastre par masses de cultures

Deux arrêtés fondent l’établissement du plan cadastral par masse de cultures :

  • l’arrêté du 12 brumaire an XI [3 nov. 1802] qui en fixe le principe et les conditions,

  • l’arrêté du 27 vendémiaire an XII [20 oct. 1803] qui étend l’application des dispositions précédentes à l’ensemble du territoire.

Le mode de levé des plans

Le levé du plan cadastral des communes devait être réalisé de proche en proche, partant d’une commune déjà arpentée, pour réaliser successivement le plan des communes contigües – « l’arpenteur avançant pas à pas sur terrain dont il connait déjà une partie opère avec plus de facilité et de promptitude » – jusqu’à couvrir tout le territoire de l’arrondissement et ceci par tranches annuelles. Le délai de réalisation prévu, d’abord de 10 ans, fut ramené à 8 ans.

L’exécution du cadastre par masses de cultures comprenait trois opérations successives : l’arpentage et le levé du plan, après démarcation des limites de communes ; l’expertise destinée à l’évaluation du revenu imposable des terres arpentées ; la vérification du degré de précision mis par le géomètre dans l’arpentage.

Le levé du plan devait répondre à plusieurs critères : orientation plein nord, uniformité d’échelle. Fixée à 1/5 000, cette échelle « offre d’ailleurs l’avantage de pouvoir le plus ordinairement présenter sur une feuille de papier dit Grand aigle le terrain d’une commune qui, au taux moyen, se trouve d’environ douze cents arpents métriques ou hectares ». Certaines communes n’en font pas moins exception. Il n’est pour s’en convaincre qu’à se rapporter au plan de la commune de Castelnau-Montratier [commune au territoire très étendu].

Le plan fera connaitre dans chaque section les différentes natures de cultures, telles que terres labourables, vignes, prés et bois, etc. La surface de chacune d’elles y sera distinguée par une couleur qui lui sera affectée. Leur contenance sera déterminée dans un procès-verbal que l’arpenteur sera tenu de rédiger de toutes ses opérations.

Les plans exprimeront également les rivières, ruisseaux, ravins, fosses, chemins, principaux édifices ; les montagnes, ravins… seront figurés par des hachures ; les noms inscrits en lettres bâtardes. Il est encore précisé que les termes employés sur les plans devront être les désignations françaises ; les termes locaux ne pouvant être employés, pour la bonne intelligence, qu’assortis de leur équivalent français. Une instruction du 10 ventôse an XI [1er mars 1803] fixe précisément les directives à suivre par les géomètres.

Il est établi d’abord, selon les procédés d’arpentage et suivant les instructions, un plan dit géométrique. Un calque en est ensuite dressé et transmis à Paris par la poste ou la diligence dans une caisse spéciale.

A Paris, deux géographes, Chanlaire et Laprade [Pierre Gilles Chanlaire et Victor de Laprade, directeurs du bureau topographique, aussi appelé « bureau des dessinateurs], dont les offres de service ont été agrées, établissent au bureau des dessinateurs du ministère des finances, d’après les calques reçus des départements, les plans couleur, en trois exemplaires, dont deux sont ensuite retournés au préfet du département par la même voie et dans la même caissette. De la sorte, les plans exécutés au bureau des dessinateurs étaient assurés d’une plus grande uniformité. Dans le même esprit, Chanlaire et Laprade eurent l’idée de leur appliquer le cartouche que l’on peut voir comme symbole de cette uniformité.

Les instruments

Les géomètres sont pourvus des instruments propres à mesurer les angles horizontaux et d’inclinaison, d’une boussole d’au moins un décimètre de diamètre, d’une planchette ordinaire, d’une chaîne de 10 mètres, divisée en mètres et décimètres, d’une règle de métal permettant d’obtenir exactement le rapport 1/5 000.

Le problème se posa alors aux géomètres et arpenteurs de se procurer les instruments nécessaires. Le citoyen Lenoir « faiseur d’instruments de mathématiques » et le citoyen Lerebours, opticien [à Paris], offrirent de construire ces instruments. Les instruments demandés sont envoyés aux directeurs des contributions dans les départements pour remise aux géomètres.

La confection du cadastre amena également la mise au point de nouveaux appareils : un vérificateur gravé sur glace transparente, réalisé par le citoyen Richer, ingénieur mécanicien, et destiné à faciliter la vérification des opérations d’arpentage. Un autre appareil est encore utilisé : le graphomètre qui permet les opérations trigonométriques.

Les difficultés

La mise en chantier de cette vaste entreprise n’était pas sans soulever plus d’une difficulté. Il fallut trouver des hommes compétents et en nombre suffisant pour effectuer ce travail. Le géomètre en chef, à la nomination du préfet, chargé de la direction et de la responsabilité de l’ouvrage devait recruter des arpenteurs pour le seconder.

La pénurie d’arpenteurs et géomètres pour mener à bien dans les délais prévus une entreprise si considérable amena l’organisation d’un cours de géométrie pratique à Paris « dans lequel quatre professeurs instruiront dans l’art de l’arpentage des jeunes gens qui ont déjà quelques connaissances en mathématiques ». Les élèves sont envoyés dans les départements aux géomètres qui, éprouvent des difficultés à se procurer des arpenteurs, en font la demande.

Bientôt des cours identiques furent institués dans certains départements. Il n’en exista pas dans le Lot [sous le Consulat], mais dans l’Aveyron, la Dordogne, la Haute-Garonne…

Et pourtant une école lotoise antérieure : 1781-1792

L’école destinée à former à l'arpentage et au levé de plans ouverte à Cahors sous l’égide de l’Assemblée de Haute-Guyenne en 1781 et ayant fonctionné jusqu’en 1792 n’a ainsi pas perduré.

Les plans lotois furent donc réalisés sous la direction de Baron, géomètre en chef, par un certain nombre d’arpenteurs au nombre desquels on citera : Andral, Caubet, Faure, Lafon, Bost, Page, Combes, Pons, Escale, Ourtal, Geniès, Froissent, Lamire.

On peut supposer que le travail sur le terrain, comme en maints endroits, ne se fit pas toujours sans obstacle : méfiance des habitants vis-à-vis des arpenteurs, difficultés dues au relief ou aux conditions climatiques ; ceci explique la lenteur générale de la progression du travail dans la plupart des départements.

Cependant, dans une circulaire du ministère des finances aux préfets de départements du 15 ventôse an XIII [6 mars 1805], le Lot figure au nombre des 20 départements qui peuvent [théoriquement] terminer l’arpentage dans le délai prescrit de 8 ans.

Avec plus de 200 plans conservés au total (plans géométriques et plans couleur), le Lot figure donc en bonne place pour la réalisation du cadastre par masse de cultures.

L'intérêt des plans

La comparaison des plans avec les photographies aériennes présentées en regard [dans l’exposition du début des années 1980] permet de se rendre compte de l’exactitude du tracé relevé par les moyens de l’arpentage. Le Lot est d’ailleurs cité dans une lettre-circulaire du citoyen Hennet, « commissaire du gouvernement pour l’exécution de l’arrêté des consuls du 12 brumaire an XI » [3 nov. 1802], au directeur des contributions des départements du 13 fructidor an XI [31 août 1803], pour la qualité de l’exécution. Enumérant les 14 départements ayant envoyé de 1 à 11 plans, le citoyen Hennet conclut : « parmi ces plans, tous très bien exécutés, celui arrivé du Lot doit être distingué par sa grande perfection ».

Outre leur caractère artistique et esthétique évident, on soulignera tout le parti que l’on peut tirer de cette série de plans dans de nombreux domaines de recherche.

Par leur homogénéité et leur époque de réalisation – entre 1803 et 1807 – ces plans nous donnent une image du département au tout début du 19e siècle : héritage de l’Ancien Régime avant les éventuelles transformations opérées au 19e.

En matière de topographie, ils permettent d’identifier des édifices aujourd’hui disparus, des voies de communication ancestrales tombées en désuétude par la suite…

La toponymie peut tirer profit des indications de lieux-dits portés. Les plans géométriques établis dans le pays sont à cet égard plus fidèles que les plans couleurs. Il ne faut pas oublier que ces derniers, dessinés à Paris d’après les plans géométriques, ne sont pas exempts de mauvaises lectures. On n’en citera que deux exemples : commune de Pinsac, château de La Tresse pour la Treyne ; plan de Fourmagnac, commune voisine de Saint-Burson pour Saint-Bressou.

Enfin, de manière plus générale, les plans apportent une très intéressante contribution à l’histoire économique et agraire par la figuration des natures de cultures, de leur disposition…

Mais ce cadastre d’un si grand intérêt historique et artistique s’est vite avéré insuffisant du point de vue fiscal !

Décembre 1807 : la fin de l’entreprise

Le triomphe du cadastre parcellaire

La répartition générale de la contribution foncière entre départements et communes avait connu un certain progrès avec la réalisation d’un cadastre par masses de cultures étendu à l’ensemble des communes. La répartition individuelle n’était cependant, quant à elle, guère améliorée, car fondée sur des déclarations inexactes.

Les experts ainsi que les contrôleurs tentaient en effet vainement de faire coïncider les superficies résultant de l’arpentage des masses de cultures avec les superficies totales des parcelles telles qu’elles ressortaient des déclarations des particuliers.

Les propriétaires furent invités le 29 octobre 1805 à donner la déclaration de la contenance de leurs terres, les contenances partielles ainsi déclarées devaient fournir une contenance totale égale à celle indiquée par le plan. Or, la réunion des déclarations « donna partout des contenances très inférieures à celles qui résultaient des plans par masse de cultures » et la difficulté était de reconnaitre dans chaque masse de culture la portion qui appartenait à chaque propriétaire.

Un cadastre parcellaire s’imposait. Il était d’ailleurs unanimement réclamé. A la fin de 1807, une commission présidée par Delambre, secrétaire perpétuel de la classe des sciences exactes de l’Institut fut nommée. A l’effet de délibérer sur le mode d’exécution du parcellaire, les travaux du cadastre par masses de cultures furent suspendus le 12 décembre 1807.

La collaboration de Chanlaire et Laprade prit fin à compter du 1er janvier 1808. Les géomètres et arpenteurs allaient bientôt retrouver de l’emploi avec la confection du grand cadastre parcellaire tandis qu’une instruction ultérieure fixait qu’une copie des plans couleurs serviraient de tableau d’assemblage au même plan parcellaire » [ce qui n’a pas toujours été vrai].

Christiane Constant-Le Stum

Introduction du catalogue de l’exposition organisée par les Archives départementales à la cité Bessières, Cahors, sans date [1983]

Le texte de Christiane Constant-Le Stum (directrice des Archives d'octobre 1976 à mars 1999) ici reproduit a été annoté quand il a semblé nécessaire d'apporter quelques informations supplémentaires éclairantes à cette belle contribution autour de l'une des étapes de la mise en place du cadastre.

Le catalogue de l'exposition « Terroirs du Lot au temps du Consulat » (Introduction et commentaires des plans exposés par E. Baux) est consultable en bibliothèque des Archives, sous la cote BR 2/762 [Les plans n'y sont pas reproduits].

Ce texte rédigé par C. Constant-Le Stum correspond à l’introduction du catalogue de l’exposition organisée par les Archives départementales à la cité Bessières, Cahors, au début des années 1980 :
« Terroirs du Lot au temps du Consulat »

Un ensemble de plans levés entre 1803 et 1807

Les plans par masse de cultures ont été levés dans le Lot entre 1803 et 1807.

Mais toutes les communes du département ne sont pas dotées d’un plan : soit qu’il n’ait pas été conservé, soit bien plus sûrement qu’il n’ait été levé avant l’interruption de l’entreprise.

Sur l'ensemble des plans (plans géométriques, plans partiels), on compte seulement 61 plans finalisés en couleur.

Codification des teintes au lavis des différentes masses de cultures

Teintes indicatives des natures de propriétés 

Les terres labourables figurent en : jaune pâle

Les maisons et bâtiments : carmin

Les jardins : vert portant sillons

Les prés : vert pomme

Les pâturages : vert pâle et flaches

Les vignes : rouge pâle

Les châtaigneraies  : fond jaunâtre et touches de vert

Les bois : vert foncé

Le même cartouche sur chaque plan

En haut et à gauche, le cartouche indique

  • le nom de la commune, du département, arrondissement et canton dont elle fait partie,

  • les noms du géomètre en chef et des arpenteurs et la date d’achèvement du levé du plan.

Au centre, en médaillon, le profil du Premier Consul Bonaparte est entouré de représentations d’outils d’arpentage (planchette, boussole, rapporteur…) et de symboles agricoles (faux, gerbe…).

Gravée par le bureau des dessinateurs, cette vignette – toujours la même – permettait de pré-imprimer les feuilles des plans ainsi très facilement reconnaissables.

A savoir

L’arrêté du 12 brumaire an XI [3 nov. 1802] fixe le principe de l'instauration d'un cadastre général par masses de cultures sur un échantillonnage : soit dans 1800 communes réparties sur tout le territoire (2 communes au moins par arrondissement et 8 au plus) et désignées par le sort.

L’arrêté du 27 vendémiaire an XII [20 oct. 1803] étend l’application des dispositions précédentes à l’ensemble du territoire.

L'opération ayant été interrompue en décembre 1807, on comptabilise la réalisation effective d'environ 16 000 plans par masses de cultures sur l'ensemble du territoire français.

Le défaut de ces fabuleux plans consulaires : l'absence de répartition individuelle qui laisse persister les inégalités entre contribuables. Seul un relevé systématique de toutes les parcelles pouvait apporter la fiabilité et l'équité nécessaire à la réforme de l'imposition, d'où la mise en chantier du cadastre parcellaire, dit "cadastre napoléonien".

Mais si ces « plans se sont vite avérés insuffisants du point de vue fiscal, leur apport à la connaissance historique du Quercy peut être qualifié d'exceptionnel » souligne Etienne Baux.

La qualité du travail accompli dans le Lot sur le terrain fut d'ailleurs reconnue par le commissaire du gouvernement pour l'exécution des plans . Ainsi, du premier plan arrivé du Lot à la capitale, il est dit qu'il « doit être distingué par sa grande perfection ».

N'oublions pas par ailleurs que c'est l'adoption du système métrique en août 1793 qui, en imposant une unité de mesure nationale unique, a rendu l'entreprise d'arpentage du territoire techniquement possible.

Pour aller plus loin

Vous trouverez en bibliothèque des Archives

  • Etienne BAUX, « Les plans consulaires ou cadastres par masse de culture », in Regards sur le Parc, n° 9, mai 2008 : 3 PER 197/9

  • Jean-Jacques LAGASQUiE, « Les plans consulaires du Quercy. Evolution des paysages entre le XIXe siècle et aujourd’hui », Les cahiers scientifiques du PNR des Causses du Quercy, volume 3, Labastide-Murat, 2019 : 1/734.

Et encore plus loin

Toujours en bibliothèque des Archives

  • Pierre CLERGEOT, Cent millions de parcelles en France. Un cadastre pour l’Empire, Paris, éditions Publi-Topex, 2007 : 1/420.

  • De l’estime au cadastre en Europe. Les systèmes cadastraux aux XIXe et XXe siècles, sous la direction de Florence Bourillon, Pierre Clergeot et Nadine Vivier, 2008 : 3/783.

Et sur le Net

  • Gérard BAPTISTE, « Le cadastre par nature de culture de la France (1802-1807) », Bulletin du Comité français de cartographie n° 111, mars-mai 1987

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