Négoces internationaux et traites négrières au 18e siècle
L'économie d'une plantation aux Antilles
| Publics | Classes de 4e |
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| Liens avec les programmes | Histoire. Thème 1 : le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions : Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières. Mathématiques. Thème B : organisation et gestion de données. |
| Parcours possible | Parcours citoyen |
| Objectif pédagogique | Connaitre et comprendre le fonctionnement d'une plantation sucrière aux Antilles |
| Repères. Contexte historique | Les premières colonies aux Antilles Les cultures de plantation et la traite négrière La vie dans une plantation et le travail des esclaves Le commerce des produits tropicaux et les relations avec la métropole. |
| Documents utilisés à télécharger ci-contre | L’inventaire après décès des biens de Barthélémy Philippe du 8 mars 1797. Une correspondance commerciale du 8 août 1771 accompagnée d’une facture du 19 juin de la même année. Un compte de vente de sucre du 31 juillet 1731. Une planche extraite de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers : tome 1, 1762. |
Les archives d'une famille bourgeoise du Quercy à la Martinique
Les documents de ce dossier ont été découverts par Jean Lartigaut dans les papiers de Labastidette faisant partie du fonds de Valon déposé aux Archives départementales du Lot : 18 J. Ce sont les archives de la famille Traversier, originaire du Quercy, alliée à une famille créole de la Martinique.
Jean-Jacques Traversier, originaire du village du Cluzel, paroisse de Pontcirq, émigre aux Antilles, il devient marchand de produits tropicaux. Par le contrat de mariage du 6 juin 1736, nous apprenons qu’il épouse Marie-Thérèse Philippe, fille du sieur Barthélémy Philippe, propriétaire d’une plantation au quartier de Sainte-Luce, à la Martinique. La famille Philippe fut l’une des premières à repeupler l’île Sainte-Lucie lorsque celle-ci fut rendue à la France en 1763.
Le dossier nous renseigne sur les activités économiques aux Antilles des sieurs Philippe, père, puis fils, et sur les relations qu’ils entretiennent avec les parents et partenaires commerciaux en France.
Les documents sélectionnés illustrent l’économie d'une plantation, les frais et étapes de transport du sucre et du café. L’inventaire après décès de 1797 décrit les ustensiles, le peu de mobilier contenus dans la salle de la maison principale et la cuisine, les matières premières, les outils et machines de la case à coton et de la sucrerie ; la liste des esclaves appartenant au domaine et les bâtiments qui le composent ; pour finir, les dettes passives.
Références bibliographiques de base
LARTIGAUT Jean, « Une famille bourgeoise du Quercy et les Antilles au XVIIIe siècle » Bulletin de la Société des études du Lot, tome 91, 2e fascicule de 1970, p. 57-67.
PÉTRÉ-GRENOUILLEAU Olivier,
- Les négoces maritimes français XVIIe-XXe siècles, Paris, Belin-Sup, 1997.
- « Et la France devint une puissance négrière », L'Histoire n° 353, mai 2010, p. 44-51.