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Elaboration du dictionnaire : son contenu
Références bibliographiques

Le contenu du dictionnaire de géographie historique du Lot

Les bases : la période révolutionnaire

  • Le décret du 26 février 1790 institue la division de la France en quatre-vingt-trois départements. Le département du Lot, dont l'assemblée se tient à Cahors, est alors divisé en six districts dont les chefs-lieux sont : Cahors, Montauban, Lauzerte, Gourdon, Martel et Figeac. Les districts sont subdivisés en cantons, 47 au total regroupant 499 municipalités [Cf. René PRAT « Tableau des municipalités du Lot en 1790 », première annexe de l’Inventaire sommaire de la série L, 1947].
  • Le nombre des cantons sera porté à 48 avec la création de celui de Monclar en Bas-Quercy en 1794. La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) règle la nouvelle organisation de l’administration : « l’autorité est désormais confiée à un seul homme, le préfet, assisté par plusieurs sous-préfets », placés à la tête d’une circonscription nouvelle, l’arrondissement [cf. Etienne BAUX, De la province au département. Dossier cartographique du service éducatif des Archives du Lot, Cahors, CNDP/CDDP, 1986. Carte n° V]. Le département est ainsi divisé en quatre arrondissements : Cahors, Figeac, Gourdon et Montauban en place des six districts.
  • Le nombre des municipalités – que l’on désigne désormais par le terme de « commune », terme imposé par décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) – sera réduit en 1800-1801 à 374, pour tomber à 303 [cf. R. Prat, Op.cit.] lors du détachement de la partie méridionale du Lot pour former une partie du département du Tarn-et-Garonne créé par sénatus-consulte du 4 novembre 1808. Cette partie méridionale n’a - pour l’instant - pas été prise en compte, seules figurent les localités appartenant au département actuel du Lot.

Que trouve-t-on dans la notice descriptive ?

Pour chaque localité appartenant à la liste des paroisses ou annexes, communautés et communes, la notice indique :
- la commune actuelle de rattachement pour les localités ayant perdu rang de commune (ou n'y ayant jamais accédé), le canton de rattachement pour les communes actuelles.
- le statut religieux et/ou administratif
- le vocable de la paroisse (ou de l’annexe) ainsi que les différentes annexes des paroisses
- des informations sur la composition de certaines communautés, ainsi que des remarques concernant la communauté ou la paroisse.
- les institutions de rattachement sous l'Ancien Régime : sénéchaussée, élection et subdélégation 
A noter : en 1783, l’élection de Montauban comprend les subdélégations de Montauban, Moissac et Caussade ; l’élection de Figeac, les subdélégations de Figeac et Souillac ; l’élection de Cahors, les subdélégations de Cahors, Lauzerte, Gourdon et Puy-l’Evêque cf. C 27.
- les différentes graphies du nom de la localité rencontrées (nous ne prétendons pas être exhaustifs en la matière)
- les changements de dénomination durant la période révolutionnaire (du printemps 1794 au 5 septembre 1795).
- les modifications notables des limites entre communes (intéressant des lieux habités). 

Comment avons-nous procédé ?

Dans le but de poser les bases valides d'une géographie historique du département, toutes les données éparses disponibles ont été rassemblées, confrontées et vérifiées. La "table alphabétique des communes, paroisses et annexes", établie par René Prat (archiviste départemental de 1936 à 1973), a été revue et confrontée au "tableau des municipalités du Lot en 1790" (classées par districts et cantons), établi par le même auteur d'après les documents conservés dans la série L. Ce tableau a lui-même été confronté à la liste des chefs-lieux des justices de paix et communes dont elles étaient composées, dressée conformément à l'Arrêté portant réduction des justices de paix du département du 13 brumaire an X (4 novembre 1801) [Bulletin des lois de la République n° 135]. Dans certains cas, le recours au Dictionnaire des communes établi en 1881 par Louis Combarieu (archiviste départemental de 1868 à 1898) s’est avéré utile.

De nombreuses vérifications ont été opérées dans la série C, ainsi que des vérifications ponctuelles dans les registres paroissiaux et d'état civil (sous-série 4 E). Une remise à plat s’avérait en effet bien nécessaire, et si nous ne sommes nous-mêmes pas à l’abri d’avoir commis des erreurs, nous nous sommes efforcées de corriger certaines incorrections. C’est là notre façon de rendre hommage aux travaux de nos prédécesseurs, aspirant à les parfaire sans nous contenter de les verser tels quels dans une application d‘interrogation en ligne. Des compléments d’information extraits de la série C, de la sous-série 1 M concernant les circonscriptions administratives, et du site de l'INSEE (www.insee.fr) pour les modifications récentes, ont également été intégrés.

Une réalité complexe et mouvante

Cette ébauche de géographie historique simplifie inéluctablement une réalité complexe et mouvante dans le temps. Elle donne un aperçu de l’enchevêtrement du découpage des circonscriptions  recouvrant des territoires  multiples. Elle démontre notamment que le territoire paroissial ne coïncide pas forcément avec celui des communautés : les deux diffèrent dans le processus qui leur a donné naissance à des époques différentes. Les paroisses, formées le plus souvent au haut Moyen-Age (avant l’an mille), ont peu varié dans leurs limites. Les communautés rurales ne sont, en revanche,  « qu’exceptionnellement antérieures à l’époque féodale. Surtout quand elles ont reçu une charte de coutumes, elles ont été constituées dans le cadre de l’organisation seigneuriale de l’époque de leur formation. Or les seigneuries ont fait l’objet de partages successoraux et de ventes partielles innombrables. C’est pourquoi les limites des communautés rurales n’ont aucune raison de coïncider avec celles des paroisses » [cf. Louis d’Alauzier « Paroisses et communautés », Bulletin de la Société des études du Lot, tome 67, 1957, p. 52-54].

Parce qu’elles sont multiples et changeantes, les limites dessinent un maillage extrêmement profus et emmêlé, fluctuant au fil des grandes périodes historiques. Les notices contribuent à mettre en lumière le fait que la notion de limite - au sens strict que nous en avons aujourd’hui - n’est pas applicable de façon aussi tranchée quand on remonte le cours du temps. En effet, les différents territoires possèdent parfois des confronts, des marges assez indéterminées où l’usage vient réguler les pratiques, laissant place en quelque sorte à l’interprétation répondant aux besoins changeants des administrations, voire aux besoins des populations. Certains contours resteraient donc « flous ». Ceci est particulièrement vrai pour les limites des paroisses comme le démontrent les travaux de Florent HAUTEFEUILLE [notamment sa thèse : Structures de l’habitat rural et territoires paroissiaux en Bas-Quercy et Haut-Toulousain du VIIe au XIVe siècle. Thèse de doctorat en 10 volumes sous la dir. de Pierre Bonnassie et Maurice Berthe, Université de Toulouse-Le-Mirail, 1998]. Pour l’histoire des communautés, on peut consulter avec profit les travaux de Benoît CURSENTE ou publiés sous sa direction : Habitats et territoires du Sud. Actes du 126e congrès des Sociétés historiques et scientifiques tenu à Toulouse du 9 au 14 avril 2001, Paris, Ed. du CTHS, 2004.

Il faut souligner à ce propos que l’entrelacs était tel à la veille de la Révolution que même les « administratifs » ne s’y retrouvaient pas parfaitement … et chaque fois que nous avons trouvé des informations contradictoires, nous avons pris la peine de les noter en citant clairement nos sources.
H. Duthu, D. Saur, Décembre 2005


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