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Vie et mort d'un fantassin quercynois

Vie et mort d'un fantassin Quercynois

Lettres de Marcelin Prosper Floirac à sa femme Joséphine (1914 – 1915)

Textes présentés par Jacqueline Marty-Bazalgues avec la collaboration du colonel J. Bergue et du colonel E. Lefrançois. Préface de Jules Maurin (Université Montpellier III), 2000

La grande Guerre. Prosper Floirac, soldat et combattant âgé de 40 ans, originaire du causse de Gramat, marié, sans enfant, la vit dans un régiment de la réserve de l’infanterie, le 207e RI, d’abord à l’arrière au dépôt de Cahors, et puis en Champagne à partir de novembre 1914. Il disparaît à Perthes-les-Hurlus le 17 février 1915.
Prosper écrivait à sa femme quasiment tous les jours, comme nombre de soldats au début de la guerre. Seule une cinquantaine de lettres ont été retrouvées. Ecrites dans un français hésitant, truffé d’occitanismes, elles traitent de thèmes récurrents : la santé des siens, le temps, la conduite de la ferme, la pratique religieuse, et bien sûr, la guerre, omniprésente.

« Cette correspondance modeste par sa durée, montre un paysan, soldat mobilisé à 40 ans qui, dans la réserve d’un régiment d’active, vit d’abord la guerre à l’arrière, au dépôt. Envoyé sur le front de Champagne en renfort en novembre, il y vit la vie d’un fantassin qui connaît le séjour dans les tranchées, les cantonnements, les dépôts et quelques jours de combat. Son unité se bat durement le 20 décembre, puis à nouveau en janvier et en février 1915 où Prosper Floirac disparaît lors d’un bombardement allemand le 17.
Dans sa correspondance, ce paysan-soldat se montre très attaché à sa femme, Joséphine, et à tous les siens, ainsi qu’attentif aux gens de sa condition et de son Causse. Le paysan qu’il est s’intéresse au concret, aux éléments, au temps qu’il fait, à la santé de sa femme et des siens, à la vie de la ferme. Mais il manifeste aussi sa foi profonde, une foi viscérale même, et son attachement au culte de l’Eglise catholique. Quant à la guerre, il perçoit la pugnacité de l’ennemi, et partant, n’arrive pas à croire à une guerre de courte durée ; il se montre un soldat tout à la fois déterminé et résigné, résistant et qui tient. Il ne se plaint pas. Est-ce le seul effet de l’autocensure qu’il s’impose pour ne pas inquiéter sa femme ? On ne saurait le penser tant Prosper Floirac fait montre de ténacité et d’abnégation. Le soutien de sa foi ardente suffit, me semble-t-il, à expliquer à la fois sa résignation et sa détermination » J. Maurin.

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